Bourges, Saint-Étienne - Portail Saint-Étienne, soubassement, ébrasement droit, écoinçon : le serpent-dragon
- Collections
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- Type de document
- Objet physique : Œuvre
- Langue
- fr
- Auteur de la fiche
- Technique artistique
- Sculpture
- Datation de l'oeuvre
- 13e siècle
- 1ère moitié 13e siècle
- 2e quart 13e siècle
- Pays
- France
- Département
- Cher (18)
- Ville
- Bourges
- Type d'édifice
- Cathédrale
- Nom de l'édifice
- Saint-Étienne
- Emplacement précis de l'œuvre
- Façade occidentale
- Emplacement de l'œuvre
- Extérieur
- Localisation précise de l'oeuvre
- Ébrasement droit, soubassement, partie supérieure de l'arcature, demi-écoinçon 4
- Localisation de l'œuvre
- Portail Saint-Étienne
- Cycle iconographique
- Histoire de la Genèse : Création (La)
- Scène représentée
- Sammaël
- Ornement à forme végétale : Vigne
- Ornement à forme animale : Oiseau
- Description
- « L'exemple de ce serpent-dragon acquiert, pour l'identification des restaurations, une grande importance. En effet, il est décrit par Tanya Bayard comme exempt de toute trace de restauration, qu'elle soit imitative ou intégrative. Or il apparaît clairement [...] que l'ensemble de la tête de l'animal est le résultat d'une reconstruction des restaurateurs du XIXe siècle. Il ne reste en effet plus rien aujourd'hui de ce masticage, sinon le goujon de fer oxydé qui émerge du cou de l'animal et qui soutenait initialement la tête restaurée au mastic. La corrosion du métal a eu pour effet de faire tomber le haut du corps du serpent-dragon, entre les années 1975 [date des photos de Bayard] et 1991, lors de mes premières prises de vue ».
- SOURCE : Brugger Laurence, « La Façade de Saint-Étienne de Bourges : le Midrash comme fondement du message chrétien », Poitiers, Université de Poitiers et CNRS, CESCM, 2000 (p. 88). Publication du texte remanié de la thèse de doctorat de l'auteur.
- Date de création
- 2010-06-13
- Code œuvre dans Access
- OSJdsoub(sup)4
- Date de la numérisation
- 2012-02-02
- Identifiant
- 350118
- Origine
- SC_OEU_118
- Iconographie/Description
- Le serpent-dragon : il est ailé avec des pattes proéminentes et griffues. Il s'éloigne d'un arbre, vraisemblablement un pommier, qui porte encore quelques fruits. Sa longue queue suit la courbure de l'arc. Il se dirige vers la gauche, en direction d'un écoinçon central original, auquel les restaurateurs ont substitué les scènes du déluge refaites au XIXe siècle ; il se pourrait que cette scène ait été à l'origine intégrée à la scène du péché originel (portail du Jugement dernier, ébrasement gauche). La succession des scènes correspond en effet à la séquence hébraïque qui fait intervenir Sammaël avant la tentation, celle-ci étant l'œuvre d'un serpent-dragon dont il a revêtu l'apparence. La présence de pattes, souvent accompagnées d'ailes, chez le serpent-dragon tentateur, est généralement attestée à la fois dans les sources juives et chrétiennes, selon une iconographie codifiée par saint Isidore de Séville.
- La frise qui surmonte ce demi-écoinçon se compose d'oiseaux placés par paires, se faisant face de part et d'autre d'une feuille de vigne. Elle est en correspondance étroite avec celles, que l'on pourrait qualifier de « zoomorphes », des premiers modules du cycle génésiaque.
- Iconographie/Bibliographie
- Brugger Laurence et Christe Yves, Bourges, la cathédrale, Saint-Léger-Vauban, Zodiaque, 2000 (ici p. 233-236 et p. 222).
- Photo illustrant l'œuvre décrite
- Est une partie de
- Coordonnées géographiques
- 47.082233442689905, 2.399832755558244


