Bourges, Saint-Étienne - Portail central ou du Jugement dernier, soubassement, ébrasement gauche, écoinçon : la tentation d'Ève
- Collections
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- Type de document
- Objet physique : Œuvre
- Langue
- fr
- Auteur de la fiche
- Technique artistique
- Sculpture
- Datation de l'oeuvre
- 13e siècle
- 1ère moitié 13e siècle
- 2e quart 13e siècle
- Pays
- France
- Département
- Cher (18)
- Ville
- Bourges
- Type d'édifice
- Cathédrale
- Nom de l'édifice
- Saint-Étienne
- Emplacement précis de l'œuvre
- Façade occidentale
- Emplacement de l'œuvre
- Extérieur
- Localisation précise de l'oeuvre
- Ébrasement gauche, soubassement, partie supérieure de l'arcature, écoinçon 2
- Localisation de l'œuvre
- Portail central = Portail du Jugement dernier
- Cycle iconographique
- Histoire de la Genèse : Création (La)
- Scène représentée
- Tentation d'Ève
- Ornement à forme végétale : Vigne
- Ornement à forme animale : Oiseau : Dragon
- Description
- Demi-écoinçon gauche : la base a été entièrement refaite, jusqu'à la hauteur des pieds d'Ève. Le visage du démon, ainsi que la tête d'Ève, sont également le fruit du travail des restaurateurs.
- Demi-écoinçon droit : la partie inférieure de la queue du dragon a été mastiquée au XIXe siècle. Ce ciment a aujourd'hui disparu.
- SOURCE : Brugger, op. cit. (p. 80 et 81).
- Date de création
- 2010-06-13
- Code œuvre dans Access
- OMJgsoub(sup)2
- Date de la numérisation
- 2012-02-02
- Identifiant
- 350087
- Origine
- SC_OEU_87
- Iconographie/Description
- La tentation d'Ève par le serpent : Ève, debout, fait face au serpent-dragon tentateur, les bras légèrement repliés contre son corps. Bien que sa tête soit l'œuvre des restaurateurs du XIXe siècle, le serpent-dragon ressortit au même type que ceux qui composent l'escorte démoniaque de Sammaël. Différentes sources scripturaires confirment en effet l'assimilation de Sammaël au serpent tentateur, notamment la Vie d'Adam et Ève, 16, 5, où il demande à ce dernier de lui « servir d'enveloppe », afin qu'il prononce par sa bouche des paroles trompeuses. Cette interprétation est également diffusée par l'exégèse chrétienne. À droite le dragon, enfoui dans l'épais feuillage, s'enfuit après avoir commis son forfait.
- La présence de pattes, souvent accompagnées d'ailes, chez le serpent-dragon tentateur, est généralement attestée à la fois dans les sources juives et chrétiennes, selon une iconographie codifiée par saint Isidore de Séville.
- La frise du demi-écoinçon gauche est envahie par la couronne de l'arbre de la connaissance, un pommier.
- La frise du demi-écoinçon droit est celle qui court tout le long de ce module lapidaire, constituée d'une alternance d'oiseaux qui picorent des grappes accrochées à des feuilles de vigne, et de petits dragons qui en émergent. À leur tour, ceux-ci dévorent des grappes, dessinant le schéma de cette bande ornementale.
- Iconographie/Bibliographie
- Brugger Laurence et Christe Yves, Bourges, la cathédrale, Saint-Léger-Vauban, Zodiaque, 2000 (ici p. 221-222)
- Brugger Laurence, La façade de Saint-Étienne de Bourges : le Midrash comme fondement du message chrétien, Poitiers, Université de Poitiers et CNRS, CESCM, 2000 (sur la frise de la partie gauche : p. 80). Publication du texte remanié de la thèse de doctorat de l'auteur.
- Photo illustrant l'œuvre décrite
- Est une partie de
- Coordonnées géographiques
- 47.082233442689905, 2.399832755558244







