Troyes, Saint-Urbain - Piscine du chœur : le Couronnement de la Vierge, avec donateurs
- Collections
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- Type de document
- Objet physique : Œuvre
- Langue
- fr
- Auteur de la fiche
- Technique artistique
- Sculpture
- Architecture
- Datation de l'oeuvre
- 13e siècle
- Milieu 13e siècle
- 3e quart 13e siècle
- 1265
- Pays
- France
- Département
- Aube (10)
- Ville
- Troyes
- Type d'édifice
- Basilique
- Nom de l'édifice
- Saint-Urbain
- Emplacement précis de l'œuvre
- Chœur
- Emplacement de l'œuvre
- Intérieur
- Localisation précise de l'oeuvre
- Soubassement, piscine liturgique
- Localisation de l'œuvre
- Abside, côté sud, première travée
- Scène représentée
- Couronnement de la Vierge
- Fondation d'un édifice
- Basilique Saint-Urbain de Troyes
- Donateur : Urbain IV, pape
- Donateur : Anchero Pantaléon, cardinal
- Assaut d'une ville
- Description
- Constituée de deux arcades trilobées avec gâbles, ornées dans les écoinçons de trois scènes historiées surmontées de dais habités.
- « À gauche, le pape Urbain IV présentant le chœur de l'église, à droite le cardinal Ancher portant le transept privé encore de sa toiture. ... Les conclusions s'imposent : le transept n'a été bâti qu'après la mort du pape, survenue en octobre 1264, et par les soins du cardinal ; s'il est représenté sans toiture, c'est que la piscine a été sculptée avant qu'on ne l'ait couvert, ce qui s'est fait, semble-t-il, au début de 1266 ; la piscine pourrait donc être datée très précisément de l'année 1265. »
- SOURCE : Salet Francis, Saint-Urbain de Troyes, « Congrès archéologique de France » (113e session, Troyes, 1955), 1957, p. 96-122 (ici p. 105).
- Didron prend pour hypothèse de départ la fin du 13e siècle comme période de la construction, qui est également la période suivant l'excommunication de l'abbesse et de ses partisans. Mais cette hypothèse est contredite par la représentation de maquettes de parties de l'église respectivement avec et sans toit, et comme il n'y a pas lieu de douter de la relation entre la représentation différente des toits et l'histoire du bâtiment, la datation de 1265 par Salet est convaincante. Cette différence de toiture ne fut pas notée par Didron.
- SOURCE : C. Onnen, op. cit.
- Date de création
- 2015-03-26
- Code œuvre dans Access
- 2/3CmS(niv1):a
- Identifiant
- 360419
- Origine
- SC_OEU_10419
- Iconographie/Description
- Au centre, le Couronnement de la Vierge. Selon la convention, le Christ est assis à droite ; son bras tendu tenait la couronne ou bénissait la mère de Dieu déjà couronnée. D'en haut deux anges thuriféraires s'inclinent.
- Grâce aux maquettes d'architecture qu'ils tiennent dans leurs mains, les deux autres personnages sont identifiés comme des donateurs.
- Debout près de Marie se tient Urbain IV : d'une part le rational qu'il porte le désigne comme pape, d'autre part le chœur dont il tient une maquette a été bâti de son vivant.
- Le personnage agenouillé près du Christ, habillé de manière moins dispendieuse, a été identifié par Didron comme le cardinal Ancher ; la maquette d'architecture qu'il porte pourrait représenter le transept ou la nef - privé de sa toiture -, ces deux parties de l'église étant commencées durant le temps d'activité du cardinal.
- Il est intéressant que le successeur d'Urbain, Clément IV, ne soit pas représenté.
- Les quatre statues sont couronnées de dais finement travaillés. Ceux-ci se terminent par une bordure de créneaux, évoquant un château fort ou les fortifications d'une ville. Entre les créneaux, des hommes armés semblent se défendre contre des assaillants avec des arcs et des massues. Didron a émis l'hypothèse que ces combats pourraient faire allusion à la défense de Saint-Urbain contre l'offensive de l'abbaye et auraient ainsi une signification historique. Mais cette thèse paraît contestable. Ladner déjà l'a réfutée en se basant sur le fait que l'objet que les soldats défendent représente une ville plutôt qu'une église, faisant penser à la Jérusalem céleste. On ne connaît rien d'une défense héroïque de Saint-Urbain hormis ces événements. Or, à travers les attaques portées par l'abbaye, non seulement l'église a subi des dégâts considérables mais la dignité de maints clercs a été aussi gravement lésée ; et puisque la fin de la querelle ne pouvait guère apparaître assurée, on se demande qui aurait voulu en faire le sujet d'une représentation.
- Notes
- « On est surpris de constater que l'étude de la piscine du chœur se fonde sur la seule publication d'A. Didron parue en 1847, alors que J. Gardner a récemment repris le dossier (Cardinal Ancher and the Piscina in Saint-Urbain at Troyes, dans « Architectural Studies in Memory of Richard Krautheimer », Mainz, 1996, p. 79-82). »
- SOURCE : Isnard Isabelle, compte rendu de « Christine Onnen, “Saint-Urbain in Troyes. Idée und Gestalt einer päpstlichen Stiftung”, Kiel, Verlag Ludwig, 2004, 159 p. », « Bulletin monumental », 2006/2, p. 220-221.
- Iconographie/Bibliographie
- Onnen Christine, Saint-Urbain in Troyes. Idee und Gestalt einer päpstlichen Stiftung, Kiel, Ludwig, 2004 (ici p. 75-76).
- Photo illustrant l'œuvre décrite
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- Est une partie de
- Coordonnées géographiques
- 48.2981519570465, 4.076371771333974
