Bourges, Saint-Étienne - Portail Saint-Étienne, soubassement, ébrasement gauche, écoinçons : l'entrée dans l'arche de Noé
- Collections
Warning: foreach() argument must be of type array|object, string given in /var/www/html/modules/AdmInist/view/common/resource-page-block-layout/values.phtml on line 21
- Type de document
- Objet physique : Œuvre
- Langue
- fr
- Auteur de la fiche
- Technique artistique
- Sculpture
- Datation de l'oeuvre
- 13e siècle
- 1ère moitié 13e siècle
- 2e quart 13e siècle
- Pays
- France
- Département
- Cher (18)
- Ville
- Bourges
- Type d'édifice
- Cathédrale
- Nom de l'édifice
- Saint-Étienne
- Emplacement précis de l'œuvre
- Façade occidentale
- Emplacement de l'œuvre
- Extérieur
- Localisation précise de l'oeuvre
- Ébrasement gauche, soubassement, partie supérieure de l'arcature, écoinçons 2 et 1
- Localisation de l'œuvre
- Portail Saint-Étienne
- Cycle iconographique
- Histoire de la Genèse : Histoire de Noé
- Scène représentée
- Entrée dans l'arche de Noé
- Ornement à forme végétale : Vigne
- Description
- Les restaurateurs se sont concentrés sur les visages et les têtes des personnages évoluant vers l'embarcation : les chefs des deux premiers adultes ont été retaillés alors que celui de l'enfant, ainsi que son bras droit, ont été mastiqués. Sur l'écoinçon suivant, les têtes de l'homme et de l'enfant qu'il porte sur le dos ont été retaillées, tout comme celle du jeune enfant placé à la fin du cortège. La femme quant à elle a eu le visage et le bras gauche mastiqués.
- SOURCE : Brugger, op. cit. (p. 86).
- Date de création
- 2010-06-13
- Code œuvre dans Access
- OSJgsoub(sup)(2-1)
- Date de la numérisation
- 2012-02-02
- Identifiant
- 350103
- Origine
- SC_OEU_103
- Iconographie/Description
- L'entrée dans l'arche : un cortège d'animaux évoluant sur un monticule terreux : trois oiseaux, un phénix et son petit, accompagnés d'un corbeau, ainsi qu'une chèvre, se dirigent vers l'arche, seuls et non en couple, en préambule d'une procession qui les amène de la terre ferme vers l'entrée de l'arche. La représentation des animaux non en couple mais de façon isolée ou en nombre impair trouve sa source dans la littérature rabbinique et patristique, par exemple chez Rabbi Hanina ou chez saint Jérôme, en allusion au sacrifice expiatoire qui suit la sortie de l'arche (écoinçon 2, partie gauche). Le cortège se poursuit avec une série de personnages évoluant vers l'embarcation, les pieds immergés dans l'eau déjà en crue. En tête, un homme barbu, coiffé d'un chapeau côtelé, relève sa cotte et tient un bâton de sa main droite. Il est suivi par une femme arborant la coiffe à mentonnière du XIIIe siècle, le touret, un enfant dans les bras (écoinçon 2, à droite). Viennent ensuite un quadrupède (fortement mutilé) suivi par un personnage masculin, barbu, qui porte sur ses épaules un enfant. Une femme portant trois objets rotondiformes l'accompagne, le corps légèrement tourné vers l'enfançon qui marche derrière elle. Les deux enfants sont coiffés d'une sorte de calotte qui ne laisse apparaître qu'une petite bande de cheveux (écoinçon 1). Sept membres de la famille du patriarche s'avancent vers l'embarcation, répartis en deux groupes. Ils sont tous représentés les pieds déjà immergés dans l'eau montante. Ce demi-écoinçon 2, partie droite, ainsi que l'écoinçon 1 sont porteurs d'allusions midrashiques : Noé, « manquant de courage envers le Saint, béni soit-Il, attendit que les eaux du déluge atteignent la hauteur de ses chevilles pour entrer dans l'arche » (Midrash Bereshit rabbah, 29, 3, et 32, 6) ; la présence d'enfants est mentionnée de manière détournée dans des sources juives : une mention du Zohar, bien que se référant à la sortie de l'arche, stipule que les « fils de ses fils » n'en sortirent pas, allusion selon Rabbi Aba aux engendrements de Sem en Gn 11, 10.
- La frise est constituée de feuilles de vigne recouvrant chacune une grappe : seul le lobe gauche de la feuille trahit un renflement, dû à la présence d'une grappe qui déborde par moitié. Cette frise est presque identique à celle du module précédent, mais marque un léger grossissement des grains formant les grappes et une légère stylisation du dessin des nervures des feuilles.
- Iconographie/Bibliographie
- Brugger Laurence et Christe Yves, Bourges, la cathédrale, Saint-Léger-Vauban, Zodiaque, 2000 (ici p. 231-233)
- Brugger Laurence, La façade de Saint-Étienne de Bourges : le Midrash comme fondement du message chrétien, Poitiers, Université de Poitiers et CNRS, CESCM, 2000 (sur la frise : p. 85 et 86). Publication du texte remanié de la thèse de doctorat de l'auteur.
- Photo illustrant l'œuvre décrite
- Est une partie de
- Coordonnées géographiques
- 47.082233442689905, 2.399832755558244






