Auxerre, Saint-Étienne - Portail central, linteau : résurrection des morts et pesée des âmes
- Collections
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- Type de document
- Objet physique : Œuvre
- Langue
- fr
- Auteur de la fiche
- Technique artistique
- Sculpture
- Datation de l'oeuvre
- 14e siècle
- Limite 14e siècle 15e siècle
- 15e siècle
- 1397-1403
- Pays
- France
- Département
- Yonne (89)
- Ville
- Auxerre
- Type d'édifice
- Cathédrale
- Nom de l'édifice
- Saint-Étienne
- Emplacement précis de l'œuvre
- Façade occidentale
- Emplacement de l'œuvre
- Extérieur
- Localisation précise de l'oeuvre
- Linteau
- Localisation de l'œuvre
- Portail central = Portail du Jugement dernier
- Cycle iconographique
- Jugement dernier
- Scène représentée
- Résurrection des morts
- Pèsement des âmes
- Séparation des Élus et des Damnés
- Élévation de l'âme
- Ange
- Écu
- Roi de France
- Lapidation de saint Étienne
- Description
- Composé d'un registre principal encadré de deux corniches.
- L'abbé Lebeuf avait, en son temps, signalé l'intérêt historique des sculptures de ce portail, en repérant dans les registres capitulaires de la cathédrale un texte explicite : « on travailla à l'imagerie du grand portail l'an 1397 »... Ursula Quednau évoqua, à nouveau, une datation probable dans les années 1397-1403, se fondant sur un marché passé par ce chapitre, en 1403, avec Odon Gauthier, sculpteur sur bois, pour la fourniture des portes du grand portail de la cathédrale récemment réalisées... L'intérêt du dossier réside également dans la fourchette de datation fiable que nous fournissent les textes – on travaillait au portail en 1397 ; on posa les vantaux en 1403 –, en parfait accord avec ce qu'indique le style des réalisations... [Cette datation concerne] le niveau haut du portail, c'est-à-dire les niches aujourd'hui vides de leurs statues, le linteau, le tympan et les voussures.
- SOURCE : Joubert Fabienne, art. cit.
- Date de création
- 2009-09-14
- Code œuvre dans Access
- OMreg1
- Date de la numérisation
- 2014-05-19
- Identifiant
- 360003
- Origine
- SC_OEU_10003
- Iconographie/Description
- 1) Registre central :
- - Moitié droite, les morts ressuscitent en sortant de sarcophages, ils sont encadrés de deux anges à gauche et trois à droite (si l'on inclut celui de la voussure – tenait-il une épée ?) ; le personnage agenouillé est-il un donateur ou du moins un dévot, ou un ressuscité ordinaire ? En tous cas, aucun diable n'intervient pour menacer les ressuscités, au contraire entourés d'un groupe d'anges presque aussi nombreux qu'eux. Le seul ressuscité dont la tête a été conservée présente un visage serein, les autres n'expriment par leur attitude aucune crainte : il semble donc que la résurrection ne concerne que des élus et que ceux-ci possèdent la prescience du verdict favorable de la balance.
- - Moitié gauche, la pesée : au centre, un ange manipule la balance dont les plateaux contiennent chacun un personnage nu. Il semble que ces figures représentent les âmes des prévenus et non leurs actions. À droite se dresse un diable velu, ailes déployées, suivi de la gueule de l'enfer. Aucun damné n'est poussé ni projeté dans cette gueule. On aperçoit toutefois dans les flammes, crépitant dans cette gueule, une forme bûchée dans laquelle on pourrait voir une tête humaine. Si c'était le cas, ce serait l'unique damné figuré dans ce Jugement dernier. À gauche, deux élus sont assis face à face dans un grand linge. De part et d'autre, deux anges saisissent le linge. Une nuée matérialise déjà l'espace céleste dans lequel les élus vont être élevés et le prochain envol des anges (représentation exceptionnelle de ce moment précédant l'envol) annonce le thème développé sur la corniche supérieure [descriptif M. Angheben].
- 2) Corniche supérieure : Les six anges émanent directement du thème de l' « elevatio animae », thème omniprésent dans les représentations du « transitus » individuel au sommet des enfeus gothiques, où l'âme du défunt est élevée au paradis et, dans une moindre mesure, dans l'iconographie du jugement immédiat. Le thème a été régulièrement transposé aux jugements derniers. Dans ce contexte (succédant à la résurrection des corps), les figures transportées par les anges ne sont plus des âmes séparées mais des corps ressuscités habités par leur âme - même si l'iconographie n'a pas été adaptée à cette nouvelle signification, les élus présentant toujours une apparence d'enfant [descriptif M. Angheben].
- 3) Corniche inférieure : Deux couples d'anges présentant chacun un écu : celui de gauche, aujourd'hui illisible, affichait selon des témoignages du XIXe siècle les armes de France avec trois fleurs de lys, rappelant ainsi que la ville d'Auxerre était depuis 1370 rattachée au domaine royal ; l'écu de droite, d'aspect peu conventionnel, porte une scène sculptée qui représente la lapidation de saint Étienne [descriptif F. Joubert].
- Notes
- Dans le registre central, côté gauche, les choix iconographiques révèlent une volonté de centrer l'image sur le sort des élus. […] Dans la corniche supérieure, le motif a été traité de manière symétrique, montrant que les anges portant les élus volent verticalement : les âmes se rendent directement au ciel.
- SOURCE : Angheben, art. cit.
- Iconographie/Bibliographie
- Angheben Marcello, L'iconographie du Jugement dernier au portail central, in Saint-Étienne d'Auxerre : la seconde vie d'une cathédrale, dir. Ch. Sapin, Auxerre/Paris, CEM/Picard, 2011, p. 410-429
- Joubert Fabienne, Le portail central : la réalisation sous l'épiscopat de Michel de Creney, vers 1400, d'un programme ambitieux, in Saint-Étienne d'Auxerre : la seconde vie d'une cathédrale, dir. Ch. Sapin, Auxerre/Paris, CEM/Picard, 2011, p. 396-409.
- Photo illustrant l'œuvre décrite
- Est une partie de
- Coordonnées géographiques
- 47.79790788340216, 3.5733025636279683





